Plan PACE : primaire, alternatif, contingence, urgence
Un plan PACE est une liste ordonnée de quatre moyens de communication indépendants, avec une règle indiquant quand passer de l’un au suivant. L’acronyme vient de l’armée américaine (Primary, Alternate, Contingency, Emergency) et s’est diffusé dans la sécurité publique. Il n’a pas d’équivalent officiel français à notre connaissance, mais il s’applique bien à un PCS ou à une équipe de secours.
Ce que signifient les quatre niveaux du plan PACE
La publication ATP 6-02.12 de l’US Army présente PACE comme une méthode de planification de longue date, qui apporte prévisibilité et redondance quand les communications sont dégradées, contestées ou saturées. La CISA, agence civile américaine de cybersécurité et des infrastructures, transpose l’idée aux services d’urgence et définit ainsi les niveaux :
- Primaire : le moyen normal, celui de tous les jours.
- Alternatif : le secours du moyen primaire.
- Contingence : utilisé si le primaire et l’alternatif sont tombés.
- Urgence : le dernier niveau, quand plus rien d’autre ne fonctionne.
Les cinq critères d’un bon plan PACE
Les deux sources contrôlent chaque plan avec les mêmes critères. Il doit être réalisable (assez de matériel en état et d’utilisateurs formés), acceptable (sa mise en place ne gêne pas l’opération), adapté (assez de capacité pour la mission), distinct (aucun niveau ne dépend d’un moyen déjà perdu) et complet (tous les moyens sont listés, avec leur seuil). Le quatrième fait tomber la plupart des plans civils : la CISA rappelle que courriel, réseaux sociaux et SMS peuvent reposer sur un même téléphone et un même chemin de données. Un smartphone du Réseau Radio du Futur, qui s’appuie sur les réseaux 4G/5G de deux opérateurs avec priorisation, ne compte pas non plus comme un niveau indépendant d’un portable ordinaire si tous deux dépendent des mêmes antennes. L’armée américaine note enfin que le niveau d’urgence n’est pas forcément un équipement : ce peut être une procédure, comme rejoindre un point de ralliement.
Un plan PACE en pratique : une commune en coupure de réseau
Un poste de commandement communal prépare son plan pour une tempête. Primaire : l’application sur données mobiles. Alternatif : le SMS. Contingence : les radios des services techniques, ou l’appui des radioamateurs de l’ADRASEC, que la préfecture peut solliciter pour des transmissions de secours. Urgence : chaque équipe rejoint la mairie à 16:00. À 13:40, les données mobiles tombent ; après deux envois échoués, les équipes passent au SMS. Le guide sur le plan de communication en cas de panne détaille la méthode. Dans le cycle de préparation, le PACE s’écrit pendant PREPARE et s’utilise pendant ADAPT.
PACE et Sinkaos
Hors ligne d’abord
Les applications Sinkaos continuent de fonctionner sans connexion et envoient dès qu’elles le peuvent, ce qui les place bien au niveau primaire.
Stockage et retransmission
Sur des liaisons lentes ou intermittentes, le texte critique et les alertes passent en premier.
Serveur de terrain local
Un petit serveur peut faire tourner l’opération sans internet et synchroniser plus tard.
Plans avec seuils
Les plans A, B et C et leurs points de décision voyagent hors ligne : la règle de bascule est sur chaque téléphone.
Questions sur le plan PACE
Le PACE ne concerne-t-il que la radio ?
Chaque équipe a-t-elle besoin de quatre niveaux ?
Qui rédige le plan ?
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L’accès anticipé est gratuit. Nous configurons la première opération avec vous et restons proches pendant que vous l’utilisez.